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Propos liminaires du 06-11-2025

1. 3°  EGALITÉ FEMMES‑HOMMES :  RAPPORT DE SITUATION 2024  DE LA VILLE DE MULHOUSE  (Direction population et solidarité/9.1/1633)

Mme SORNIN :
merci, Mme le Maire, chers collègues, vive les conseils municipaux. Ils nous permettent, Mme le Maire, de vous parler des Mulhousiens et de leur réalité. Lors du dernier conseil, j’avais évoqué la situation de nombreux Mulhousiens cet été. Aujourd’hui, je veux poursuivre ce portrait lucide de notre ville avec des réalités que nous ne pouvons plus ignorer.

Mme le Maire, des habitants nous disent vous écrire sans jamais recevoir de réponse. Pourtant, certains vivent dans des logements indignes, avec de l’humidité au sol, des voisins atteints du syndrome de Diogène ou encore sans ascenseur. Au nom de la justice sociale, nous ne pouvons accepter cela.

La solution à nos yeux, c’est de renforcer les effectifs des services qui traitent de l’habitat et de retrouver des relations apaisées avec les services de l’Agglomération, désormais démutualisés.

Octobre Rose s’achève. Ce mois dédié à la prévention du cancer du sein a commencé avec la course des Mulhousiennes. 9 000 participantes et participants. Cette énergie collective, cette force positive, c’est celle d’une ville vivante, solidaire, confiante. Elle mérite d’être écoutée et soutenue. Parce que oui, la confiance est le mot‑clé. Dans un pays traversé par les inquiétudes, c’est au niveau local que tout peut se reconstruire. C’est ici, à Mulhouse, dans la proximité, les yeux dans les yeux, que nous pouvons retisser le lien. Encore faut‑il, Mme le Maire, oser regarder les habitants dans les yeux, leur parler, les écouter. Je pense par exemple à ceux du Boulevard Roosevelt. Entre nuisance, insécurité et stationnement impossible, ils se sentent abandonnés.

Une femme m’a raconté tourner régulièrement jusqu’à 45 minutes pour se garer après son travail en soirée et se lever certains matins avec la boule au ventre, la peur d’avoir une amende à payer ou de ne pas trouver son véhicule. Une autre a été verbalisée deux fois, car elle aidait sa mère en fauteuil roulant à rejoindre son appartement. Ces situations révèlent une chose, le service public local s’est affaibli, il s’est dégradé, sûrement pas par désintérêt, mais faute de moyens humains et financiers. Pendant ce temps, nous consacrons plus de 1 000 000 € hors taxes à la Place des victoires. Avec cette somme, nous aurions pu aider nos commerçants, soutenir nos associations ou rendre accessibles, nous avons parlé lors du dernier Conseil municipal, beaucoup d’arrêts de bus.

Mme le Maire, nous entendons votre volonté de rendre Mulhouse instagrammable, mais notre priorité, celle de Mulhouse au Cœur, c’est une Mulhouse unie, juste, où chacun peut prendre sa place, où chacun trouve sa place. C’est l’engagement que je porte et continuerai de porter ici et en ville.

2. 6° DEBAT SUR LES ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2026 (Finances/7.10.2/1653)

Mme SORNIN :
merci.
Une remarque pour dire quand même que les Mulhousiens, à mon avis, ne s’intéressent pas vraiment aux moyennes et aux comparaisons avec les autres villes de sa strate. Juste pour introduire le propos.

Aujourd’hui, nous prenons acte de ce qui s’appelle un débat d’orientations budgétaires, mais reconnaissons‑le avec une certaine résignation, car ce document est bien loin de ce que nous pourrions attendre d’un vrai débat démocratique. Beaucoup de pages pour décrire un contexte national difficile, mais trop peu pour dessiner une vision d’avenir pour Mulhouse. On est sur un pilotage défensif. Des indicateurs se dégradent, les investissements ralentissent, les projets structurants sont étalés, repoussés. Bref, ce rapport n’est plus celui d’une ville qui avance au clair avec ses priorités.

Surtout rien, absolument rien sur la recherche de nouveaux leviers. Pas un mot sur des fondations territoriales, sur des fonds de dotation comme le fait pourtant m2A. Nous devrions, nous aussi, nous y atteler.

Autre sujet : l’évaluation des politiques publiques. On l’a évoqué avec le rapport sur le développement durable et les autres rapports. Où sont les bilans précis, les résultats mesurés ? Sans cela, on continue un peu de tout, un peu partout, plus de lumière, plus de pistes cyclables, pendant que les aides sociales stagnent et que les inégalités se creusent. Il est temps de changer de méthode, de passer d’une logique technico financière à une ambition politique partagée. L’argent doit servir les projets, pas l’inverse.

C’est dans ce but que nous avons posé une question orale sur l’état précis de notre patrimoine foncier. Connaître nos biens, nos atouts et si nécessaire en vendre certains pour écrire une nouvelle page de notre histoire. Stop à cette gestion comptable. Mulhouse doit être une ville vivante, confiante et tournée vers l’avenir. Si ce n’est pas le cap de votre majorité, alors il faudra bientôt en proposer un autre.

Mme SORNIN : oui, merci beaucoup. Juste pour réagir, je n’ai jamais parlé d’un problème de cofinancement, j’ai dit qu’il y avait d’autres sources de financements que nous n’avions pas actionnées. Je parle de nouvelles sources. Vous avez l’art de ne pas répondre tout à fait aux questions ou de les noyer en tout cas. Merci.

3. 12° CONTRAT DE VILLE : RAPPORT D’ACTIVITE 2024 (Cohésion sociale et vie des quartiers/7.5.6/1626)

Mme SORNIN :
chers collègues, je me félicite bien sûr de la présentation de ce rapport. Il reconnaît ici à Mulhouse le travail structuré mené depuis plusieurs années, un travail auquel j’ai eu la fierté de contribuer pendant six ans.

Nous avons su poser un cap, bâtir des partenariats solides, lancer des actions concrètes dans nos quartiers, avec une méthode, celle de l’écoute et de la proximité, une présence continue, des rendez‑vous réguliers, des retours concrets aux habitants sur ce qui change vraiment dans leur rue, dans leur parcours, dans leur quotidien.

J’ai toujours eu la conviction qu’associer réellement les habitants du début à la fin d’un projet est la condition pour créer la confiance et éviter les projets hors sol. Je veux redire ici tout mon soutien aux équipes qui poursuivent ce travail essentiel puisqu’il concerne près de 45 % des Mulhousiens.

Alors, oui, exigeons de l’impact, des repères simples, suivi dans le temps pour vérifier que l’on améliore l’accès au droit, que l’on remet les jeunes en mouvement, en réussite, que l’on simplifie la vie quotidienne.

Sur les chantiers urbains, mêmes exigences. Expliquer avant d’agir, tenir les délais, protéger chaque relogement et dire publiquement où cela avance et où cela coince. C’est du bon sens, c’est du respect.

Un mot encore, vous l’avez dit, Mme le Maire, pour saluer le rôle de l’État. Ce n’est pas très à la mode de le dire, mais sans les 34 millions d’euros qu’il investit pour la cohésion sociale dans nos quartiers, Mulhouse serait l’ombre d’elle‑même.

Oui, Mulhouse sait faire, mais encore faut‑il en avoir la volonté politique. Aujourd’hui, tout le monde constate qu’on perd du lien. Les habitants attendent une ville qui écoute, pas une ville qui décide d’en haut. Mars 2026 doit permettre de redonner à Mulhouse un projet clair, humain, ambitieux, c’est ce que pour ma part je défends et continuerai à défendre, je vous remercie.

4. 13° CENTRES SOCIO‑CULTURELS MULHOUSIENS : ATTRIBUTION DES SOLDES DE SUBVENTIONS DE FONCTIONNEMENT 2025 (Cohésion Sociale et Vie des Quartiers/7.5.6/1609)

Mme SORNIN :
merci, Mme le Maire. Chers collègues, je veux ici redire tout mon soutien aux centres socioculturels, véritables piliers de la cohésion sociale dans nos quartiers, dans notre ville. Ce sont des lieux de vie, d’écoute, d’entraide. Souvent, la première porte à laquelle on frappe quand nous ne savons pas où aller. Dans un pays de plus en plus complexe, leur rôle est tout simplement essentiel. Les causes de leurs difficultés financières sont connues : inflation, hausse des salaires, coût de l’énergie. Face à cela, les centres ont fait preuve de réactivité et la Ville, avec la CAF et l’État, a globalement été un partenaire solide.

Je regrette toutefois que n’ait pas été lancé plus tôt, puisque j’apprends que cela a été fait, le diagnostic bâtimentaire que j’avais demandé dès 2022. Il aurait permis d’en finir avec les passoires thermiques et d’accompagner concrètement les centres dans la gestion de leurs locaux et leurs recherches d’économies. C’est clair, eux n’ont pas bénéficié des 25 millions du plan lumière.

Concernant la solution miracle de la mutualisation, je voudrais dire qu’elle est condamnée à l’échec si elle n’est pas menée de façon partenariale avec les centres et vous le savez, Mme RISSER. Cette démarche a déjà été tentée avant 2014, elle a échoué et elle a coûté cher à la Ville. Ce n’est donc pas aux centres seuls de faire des propositions, comme vous l’avez déclaré dans la presse, mais c’est à nous financeurs et élus de coconstruire les solutions d’avenir avec eux. C’est dans ces moments difficiles que les équipes et les conseils d’administration ont besoin d’être écoutés, soutenus, associés, pas mis sous tutelle.

Je vous ai entendu, Mme RISSER et je dirais, à chacun sa vérité, tant les témoignages des centres diffèrent sur tous vos engagements tenus, avec des guillemets. J’espère donc sincèrement que la méthode évoluera parce qu’aujourd’hui, nous le savons, la méthode conditionne la réussite et sur ce sujet, les habitants comme le territoire ont un besoin impérieux de réussite. Je vous remercie.

5. 24° MUTUALISATION DES MOYENS ET DES SERVICES ENTRE LA VILLE DE MULHOUSE ET MULHOUSE ALSACE AGGLOMÉRATION : BILAN 2024 (Finances/7.10.5/1667)

Mme SORNIN :
chers collègues, nous y voilà, après des années à parler pudiquement de réorganisation, le mot est enfin prononcé : démutualisation. Ce n’est pas qu’un mot, c’est un choix politique fort que nous regrettons profondément car derrière cette rupture, il y a des équipes déstabilisées, des pertes d’efficacités, des coûts supplémentaires et donc une pression fiscale accrue pour les Mulhousiens. Tout cela pour tourner le dos à un modèle qui, malgré ses imperfections, incarnait une véritable coopération territoriale et une intelligence collective entre la ville et m2A.

Certes, les tensions entre les deux institutions se sont apaisées et c’est heureux, mais à quel prix ? En dissolvant la mutualisation, on a effacé le projet politique commun et affaiblit Mulhouse dans son rôle de ville‑centre. Au moment même où les agglomérations portent des politiques majeures, logement, eau, mobilité, économie, énergie, j’aurais pu rajouter Politique de la Ville. Aujourd’hui, il ne reste qu’une cohabitation administrative, globalement vidée de sens stratégique. Dans cette séparation, c’est tout le territoire qui perd. On ne refait pas l’histoire, mais pour le Sud Alsace, il faut que cela cesse. Je travaillerai toujours à des relations plus effectives avec m2A. Je vous remercie.

6. 25° ACTION SOCIALE EN FAVEUR DU PERSONNEL ACTIF DE LA VILLE DE MULHOUSE : FINANCEMENT DU PERSONNEL ADMINISTRATIF ET TECHNIQUE MIS À DISPOSITION PAR M2A AUPRÈS DE L’ASSOCIATION DU PERSONNEL DE LA VILLE DE MULHOUSE (Ressources Humaines/4.1.4/1668)

Mme SORNIN :
merci. Vu l’heure avancée…cela correspondait à ce que je souhaitais dire sur la démutualisation. Je vous remercie.

7. QUESTION ORALE RELATIVE AU PATRIMOINE FONCIER ET IMMOBILIER COMMUNAL DÉPOSÉE PAR LE PRÉSIDENT DU GROUPE MULHOUSE AU CŒUR LE 20.10.2025.

Mme SORNIN :
je voudrais quand même signaler que, vu la réponse, je pense qu’il y avait une nécessité à faire et qu’on peut vraiment… C’était quoi l’objectif ? C’était de voir, quelle est potentiellement la valeur du patrimoine de la Ville ? Ce qui est quand même assez intéressant au prochain conseil municipal, nous parlerons de budget, c’est quand même assez intéressant. C’est comme nous parlons souvent de gestion en bon père de famille, je pense qu’un bon père de famille, généralement, il connaît ses actifs et la valeur de ses actifs. Là, je pense qu’il y avait vraiment du travail et je vous remercie de vous y coller.

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